Skull & Roses, de Hervé Marly, édité par "Lui même"
J'avais déjà eu l'occasion de tester ce jeu en l'état de prototype, mais l'esprit reste inchangé, bien que le nom d'origine, lui, ait changé. A la base dénommé "La roulette Moldave", son nouveau nom, Skull & Roses, rappelle bien psur les bandes de motards, les tatouages, et tout l'univers mauvais garçon qui transpire d'ailleurs du jeu en lui même, puisqu'il s'agit d'un jeu de bluff.
Hervé Marly, donc (Petits meurtres et faits divers, Les loups garous de Thiercelieux avec Philippe des Pallières, les jeux du Fictionnaire) retrouve son compère Philippe des Pallières et les éditions "Lui même" pour une nouvelle aventure ludique, qui fait, dans le graphisme, quelques clins d'oeils...
Le jeu et sa règle simplissime :
Les joueurs prennent chacun un paquet de 4 cartes rondes d'une même famille ainsi que l'un des tapis, placé face Skull visible.
Parmi le dos des cartes, ont peut voir un clin d'oeil dans le gang des himself, les amoureux des loups garous auront aussi une jolie petite surpise.
Bref, chaque paquet de carte contient 3 roses et un crâne. Tous les joueurs vont poser "simultanément" une de leur 4 carte sur leur tapis devant eux, face cachée. Le premier joueur observe les visages de tous, et place ainsi sa première carte en dernier (ben oui, c'est le premier).
Il va alors décider s'il en rajoute une, ou s'il lance un défi.
Lancer un défi ? S'il choisit cette option, il devra alors parier sur le nombre de roses qu'il sera capable de retourner parmi les cartes présentes sur la table. Sachant qu'une fois qu'un défi est lancé, plus personne ne peut rajouter de carte. La seule alternative qu'auront les joueurs suivants sera de se coucher ou d'augmenter le pari.
Admettons qu'il y ait six joueurs (le max avec un jeu, mais on peut toujours jouer avec plusieurs si le coeur vous en dit). Le premier joueur lance de suite un défi, après sa première carte posée. Il y a donc six cartes, il prend le pari de trouver 3 roses. Le joueur suivant se couche. Celui d'après relance et dit 4, son voisin se couche, celui d'après aussi, et l'on revient au premier joueur qui dit 5. Tous les autres se couchent.
Le tour est le même si le premier joueur décide de mettre une deuxième carte, ce sera alors au joueur suivant de décider entre rajouter une carte ou lancer un défi.
Le joueur ayant parlé en dernier devra donc tenter de réaliser son contrat. Pour ça, il devra impérativement découvrir en premier sa carte (ou ses cartes le cas échant, dans l'ordre). Il choisit ensuite chez ses adversaires de retourner les cartes qu'il souhaite, en commancant toujours par celles du dessus s'il y en a. Il n'est pas obligé de retourner toutes les cartes d'un même joueur.
Si le contrat est gagné, alors le joeur retourne son tapis face Roses. S'il gagne deux manches, alors il gagne la partie.
Si le contrat est perdu, dans ce cas, il reprend ses cartes en main, les mélange et en fait tirer une au hasard à la personne chez qui il a découvert un crâne. S'il avait bluffé et mis un crâne sur son propre tapis, alors il choisit lui même la carte qu'il va défausser.
la carte est perdue jusqu'à la fin de la partie !
Bien sûr, on peut (c'est même recommandé) parler pendant la partie, demander aux autres ce qu'ils ont joué, bref, tenter de faire craquer ses adversaires pour deviner leurs cartes !
Les parties sont pimentées, le mecanisme simple mais très adapté, le jeu se déroule rapidement et il y a un suspense insoutenable jusqu'au dernier moment.
Ayant joué déjà presque une dizaine de parties, aucune n'a encore ressemblé à l'autre ! L'une des joueuse a dit avoir perdu un kilo tant elle tremblait en retournant les cartes, une autre partie, jouée avec un Tric-Tracien qui avait vu la vidéo et qui rêvait de tester le jeu (et qui attend maintenant sa mise en vente) a vu un duel de folie se dénouer avecune carte pour l'un et deux pour l'autre !
Pour mieux cerner une partie, vous pouvez regarder les explications de la tric-trac tv !
Ce jeu, illustré par Rose Kipik, est donc nominé aux As d'Or du Festival de Cannes. La concurrence est rude cette année encore, mais en tout cas, il est promis à un bel avenir !