Le terrible two, c'est quoi, c'est quand ?
Vous vous souvenez que je vous ai dit que mon fils, Raphaël, était devenu un démon...
On m'a rit au nez, on m'a parlé du Terrible Two. Je ne connaissais pas.
Puis on m'a raconté, les crises, le "roulage par terre" et c'est moi qui ai rit, j'ai dit "cela ne m'arrivera jamais !". Tu parles...
Alors, quand j'ai lu cet article de rock and mom, j'ai compris... Le Terrible Two, c'est terrible, et surtout, si si si, ça existe...
Aujourd'hui, Raphaël a tout juste deux ans et deux mois. Et putain qu'est ce qu'il m'en fait baver ! Allez, je suis mauvaise langue, dans l'ensemble, c'est vraiment un ange, si. Mais de temps en temps, il éclate, il montre son vrai visage... Comme au salon baby. Ou comme l'autre fois...
L'autre fois, je l'ai giflé, je vous en ai parlé et je m'en suis tellement voulu !
Ça fait quelques temps qu'il est plus dur qu'avant. Bien entendu, mon fils a "encore plus" d'excuses que les autres enfants. Oui, il y a le Terrible Two, mais il y a aussi pleins d'autres choses :
- Le fait qu'il a maintenant un petit frère.
Et oui, maman qui n'était accaparée que par son Grand ange Raphaël doit maintenant jongler avec deux anges, donc forcément, il y a de la rivalité dans l'air. Et encore, je trouve Raphaël très mignon avec son petit frère, surtout maintenant, Gabriel a un peu plus de deux mois, et son frère lui fait plein de sourires, de bisous etc...
- Son frère a été hospitalisé une semaine !
Il y a eu un net chamboulement, déjà, plus de bébé à la maison pendant une semaine, c'est un peu dur à comprendre. Il a été sûrement partagé un peu entre joie (d'être à nouveau "le seul") et tristesse...Et maman ne venait plus à la maison que quelques heures en coup de vent... (J’ai décidé de continuer à allaiter, donc hosto nuit et jour !). Heureusement j'ai amené Raphaël voir un clown le mercredi après midi !
- Le changement de rôles entre papa et maman.
Là, vous vous demandez sûrement de quoi je parle ! En fait, j'ai eu la chance de profiter de mon premier, Raphaël, pendant 5 mois pleins, ensuite il est allé chez la nounou...Et j'ai repris le travail. Un boulot très (trop) prenant, d'ailleurs, je vous l'ai dit, je n'ai pas envie d'y retourner. C'est papa qui l'a amené et qui le cherchait matin et soir chez la nounou, papa qui l'amenait à la PMI, papa qui lui faisait à manger le soir quand j'étais de permanence (au moins une fois par semaine). Et maintenant, papa travaille loin, donc c'est souvent maman qui s'occupe de tout ça (parfois papa encore le matin quand maman ne se lève pas et reste au lit avec bébé mouahhahaha).
Bref, tous ces changements, quand même, c'est un peu déroutant pour un si petit enfant !
Alors, en ce moment, la sieste est devenue difficile. Il ne veut plus la faire. A peine partie de chez la nounou, il me dit "pas dodo". Ben oui, je le récupère à 14h et il sait que dès qu'on rentre il va au dodo. Et il a décidé que non.
Une fois ou deux, j'ai dit ok, pas dodo. Le drame, car il est vite fatigué de sa matinée d'activité, et du coup il me le fait payer. Crises de colères, coups, tout y passe, comme l'explique très bien cet article sur canalvie.com!
Là encore, cet après-midi, il est là, à côté de moi, il joue avec mon téléphone, et moi j'ai déjà essayé deux fois de le coucher. Chaque fois il se relève. Je fais quoi ? Je ferme la porte de sa chambre à clé ? Je termine mon article et je joue avec lui, sachant très bien qu'il va être infernal à partir de 17h ?
Quand ce n’est pas la sieste, c’est autre chose : ne pas vouloir entrer dans la voiture (puis ne pas vouloir en sortir, bien entendu), taper dès qu’on lui dit non, mettre tous es jouets au milieu de salon (ben tient, ça c’est marrant), ne pas manger..Ah, non, ça par contre, il serait prêt à tout sauf la grève de la faim, ouf !
Bref, mon fils traverse la fameuse période où il fait des tas d'apprentissages : pouvoir dire non, se relever, gérer ses émotions, ses frustrations, tester les limites des parents... mais justement, les parents, eux aussi, font un certain apprentissage, et pas des moindres !
Et oui, les parents doivent être : compréhensifs, patients, communicants, fermes, rusés, calmes, et j'en passe.
En ce moment, c'est un peu dur à la maison, mais on sait bien que cela ne durera qu'un temps (un an ? Mon dieu que ça va être loooong !). Alors, on respire, on le recouche en lui expliquant (même si on se doute que ça ne servira pas à grand chose) et on attend la prochaine crise en souriant !
Alors je vous dit à très bientôt pour la suite des aventures de « l’ange qui dit non » !