Aujourd'hui, nos lectures nous emmènent en Allemagne...
Voici un conte des frères Grimm, mais quels sont leurs prénoms ???
Tut tut tut ! Vous ne pensiez pas que la question du jour serait si facile ? Cette réponse là, c'est moi qui vous la donne, ils s'appellaient Jacob et Wilhelm Grimm.
Et voici un conte peu connu : les 7 frères corbeaux !
Bonne lecture....
Il y avait une fois un homme qui avait sept fils et pas de fille. Il aurait
pourtant voulu en avoir une. Il pensait qu'il n'aurait jamais ce bonheur
quand enfin sa femme lui en donna une. Elle n'était pas bien grosse
et délicate, et si fragile qu'on avait peur de la voir s'envoler d'un coup
de vent. Mais notre homme était un heureux père car il avait une fille !
Il envoya en hâte ses fils chercher de l'eau dans le torrent pour la
baptiser. Les sept fils qui étaient tous de bons garçons se précipi-
tèrent pour obéir à leur père.
Hélas ! Au bord du torrent, celui qui tenait la cruche la lâcha dans
l'onde. Les voilà tous les sept le nez au-dessus de l'eau bouillon-
nante, consternés, désolés, ne sachant que faire et n'osant pas
retourner à la maison les mains vides...
Leur père, cependant, commençait à s'impatienter et à maugréer :
- Je parie qu'ils jouent à saute-mouton et qu'ils ont oublié mon eau !
Plus il regardait sa petite fille plus il s'indignait de leur retard. Il aurait
voulu la baptiser tout de suite. Son indignation fut telle qu'elle se
transforma en colère et sa colère en malédiction :
- Qu'ils soient changés en corbeaux !
Il avait à peine dit ces mots, qu'il vit sept corbeaux noirs qui volaient
dans le ciel.
C'était beaucoup plus qu'il n'avait souhaité en son coeur ! Tous
ses regrets ne purent rien changer à ce qu'il avait fait. Sa femme
et lui avaient perdu leurs sept fils changés en corbeaux !
Ils se consolèrent avec leur fille. Elle poussait et grandissait à vue
d'oeil. Elle devenait de plus en plus jolie. Elle ignorait qu'elle avait eu
sept frères car ses parents, pour ne pas lui causer de peine inutile le
lui avait caché soigneusement.
Mais un jour, par hasard, elle entendit quelqu'un qui disait, parlant
d'elle :
- Bien sûr c'est une gentille petite, mais c'est tout de même à cause
..d'elle que ses sept frères ont disparu.
Ce fut une terrible nouvelle ! Elle demanda des explications à son
père et à sa mère en affirmant qu'elle mourrait si on ne lui disait pas
la vérité. Le père raconta ce qui était arrivé lui assurant qu'elle n'y
était pour rien et que, sans doute, c'était la volonté du ciel que ses
frères fussent devenus corbeaux.
Mais la petite fille ne pouvait s'empêcher de penser que cette hor-
rible, terrible, affreuse chose ne serait pas arrivée si elle n'était pas
venue au monde...
Sa conscience ne la laissait pas en repos. La nuit elle rêvait à ses
frères. Le jour elle ne cessait d'y penser.
Son idée était qu'elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir pour
retrouver ses frères, où qu'ils soient. Qu'elle devait les délivrer, à
n'importe quel prix, de l'état de corbeau dans lequel ils étaient.
Elle décida de partir les chercher. Elle n'emporta qu'un petit anneau
en souvenir de ses parents, une miche de pain pour la faim, une cru-
che d'eau pour la soif, une petite chaise pour la fatigue. Elle marcha,
marcha, sans se décourager jusqu'au bout du monde. Il n'y avait nul-
le trace de ses frères.
Elle alla trouver le terrible soleil qui dévore les enfants et brûle atro-
cement. Elle lui donna sa cruche d'eau pour apaiser son feu. Mais
ses frères n'étaient pas dans le soleil et le soleil ne savait pas où ils
étaient.
Elle marcha jusqu'à la lune froide et morte. Elle lui donna son pain
qui est la vie. Mais ses frères n'étaient pas sur la lune et la lune ne
savait pas où ils étaient.
Elle rendit visite à l'étoile du matin qui redonne espoir au moribond.
Elle lui donna sa petite chaise pour qu'elle puisse se reposer.
L'étoile du matin la remercia beaucoup et lui demanda ce qu'elle
cherchait si loin dans le ciel.
- Je cherche mes sept frères, les sept corbeaux.
- Mon enfant, vois-tu ce petit point qui brille, tout en bas sur la terre ?
..C'est le pic de la Montagne de Verre. Tes frères habitent là. Je te
..donne ce petit os, garde-le précieusement, ne le perds surtout
..pas. Il te servira de clé pour ouvrir la porte de la montagne. Sans
..cce.petit os il te sera impossible d'y entrer.
La petite cacha l'os dans son mouchoir et le plaça au fond de sa po-
che. Elle marcha longtemps, longtemps, avant d'atteindre le pied de
la Montagne de Verre. Quand elle fut devant la porte magique elle prit
son mouchoir et le déplia pour prendre l'os-clé. Mais soit qu'il y eût
un trou dans le tissu, soit qu'elle l'eût perdu en marchant, le petit os
avait disparu !
Alors elle prit un silex tranchant et coupa la chair du plus petit doigt
de sa main. Elle retira de son doigt un petit os et le glissa dans la
serrure de la porte. La porte s'ouvrit et la fillette entra dans la Monta-
gne de Verre.
Un nain l'attendait, qui lui demanda ce qu'elle venait chercher là.
- Je cherche mes sept frères, les sept corbeaux.
- Ce sont mes maîtres, répondit le nain. Si vous voulez attendre,
..ils ne vont pas tarder à venir pour dîner.
La petite vit sept verres et sept assiettes de cristal sur une table
magnifique. Elle mangea une miette dans chaque assiette, but une
goutte dans chaque verre. Elle laissa tomber l'anneau de ses pa-
rents dans le septième verre. Puis elle se cacha derrière la porte.
Bientôt, il se fit un tourbillon dans l'air, accompagné de croasse-
ments. Les corbeaux entraient à tire d'aile pour prendre leur repas.
Le septième corbeau, qui était aussi le plus jeune des frères, faillit
s'étrangler en buvant avec l'anneau placé au fond de son verre. Il
le recracha et vit que c'était l'anneau de mariage de ses parents.
- Mes frères ! s'exclama-t-il, regardez ! Voici l'alliance de nos
..parents. Dieu aurait permis que notre soeur vienne jusqu'à nous.
..Puissions-nous retrouver notre forme humaine en la voyant.
Quand elle entendit ce voeu, la petite se montra à ses frères, et,
dès qu'ils la virent, ils reprirent leur vraie forme. Ils embrassèrent
leur soeur en pleurant et ils reprirent tous le chemin de leur maison
pour retrouver leurs parents.
Et à présent, voici le conte que vous devez retrouver et comléter...
Il arriva que le Fils du Roi donna un bal, et qu'il en pria toutes les personnes de qualité : nos deux Demoiselles en furent aussi priées, car elles faisaient grande figure dans le Pays. Les voilà bien aises et bien occupées à choisir les habits et les coiffures qui leur siéraient le mieux ; nouvelle peine pour ......, car c'était elle qui repassait le linge de ses soeurs et qui godronnait leurs manchettes. On ne parlait que de la manière dont on s'habillerait. Moi, dit l'aînée, je mettrai mon habit de velours rouge et ma garniture d'Angleterre. Moi, dit la cadette, je n'aurai que ma jupe ordinaire; mais en récompense, je mettrai mon manteau à fleurs d'or et ma barrière de diamants, qui n'est pas des plus indifférentes.
Tut tut tut ! Vous ne pensiez pas que la question du jour serait si facile ? Cette réponse là, c'est moi qui vous la donne, ils s'appellaient Jacob et Wilhelm Grimm.
Et voici un conte peu connu : les 7 frères corbeaux !
Bonne lecture....
Il y avait une fois un homme qui avait sept fils et pas de fille. Il aurait
pourtant voulu en avoir une. Il pensait qu'il n'aurait jamais ce bonheur
quand enfin sa femme lui en donna une. Elle n'était pas bien grosse
et délicate, et si fragile qu'on avait peur de la voir s'envoler d'un coup
de vent. Mais notre homme était un heureux père car il avait une fille !
Il envoya en hâte ses fils chercher de l'eau dans le torrent pour la
baptiser. Les sept fils qui étaient tous de bons garçons se précipi-
tèrent pour obéir à leur père.
Hélas ! Au bord du torrent, celui qui tenait la cruche la lâcha dans
l'onde. Les voilà tous les sept le nez au-dessus de l'eau bouillon-
nante, consternés, désolés, ne sachant que faire et n'osant pas
retourner à la maison les mains vides...
Leur père, cependant, commençait à s'impatienter et à maugréer :
- Je parie qu'ils jouent à saute-mouton et qu'ils ont oublié mon eau !
Plus il regardait sa petite fille plus il s'indignait de leur retard. Il aurait
voulu la baptiser tout de suite. Son indignation fut telle qu'elle se
transforma en colère et sa colère en malédiction :
- Qu'ils soient changés en corbeaux !
Il avait à peine dit ces mots, qu'il vit sept corbeaux noirs qui volaient
dans le ciel.
C'était beaucoup plus qu'il n'avait souhaité en son coeur ! Tous
ses regrets ne purent rien changer à ce qu'il avait fait. Sa femme
et lui avaient perdu leurs sept fils changés en corbeaux !
Ils se consolèrent avec leur fille. Elle poussait et grandissait à vue
d'oeil. Elle devenait de plus en plus jolie. Elle ignorait qu'elle avait eu
sept frères car ses parents, pour ne pas lui causer de peine inutile le
lui avait caché soigneusement.
Mais un jour, par hasard, elle entendit quelqu'un qui disait, parlant
d'elle :
- Bien sûr c'est une gentille petite, mais c'est tout de même à cause
..d'elle que ses sept frères ont disparu.
Ce fut une terrible nouvelle ! Elle demanda des explications à son
père et à sa mère en affirmant qu'elle mourrait si on ne lui disait pas
la vérité. Le père raconta ce qui était arrivé lui assurant qu'elle n'y
était pour rien et que, sans doute, c'était la volonté du ciel que ses
frères fussent devenus corbeaux.
Mais la petite fille ne pouvait s'empêcher de penser que cette hor-
rible, terrible, affreuse chose ne serait pas arrivée si elle n'était pas
venue au monde...
Sa conscience ne la laissait pas en repos. La nuit elle rêvait à ses
frères. Le jour elle ne cessait d'y penser.
Son idée était qu'elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir pour
retrouver ses frères, où qu'ils soient. Qu'elle devait les délivrer, à
n'importe quel prix, de l'état de corbeau dans lequel ils étaient.
Elle décida de partir les chercher. Elle n'emporta qu'un petit anneau
en souvenir de ses parents, une miche de pain pour la faim, une cru-
che d'eau pour la soif, une petite chaise pour la fatigue. Elle marcha,
marcha, sans se décourager jusqu'au bout du monde. Il n'y avait nul-
le trace de ses frères.
Elle alla trouver le terrible soleil qui dévore les enfants et brûle atro-
cement. Elle lui donna sa cruche d'eau pour apaiser son feu. Mais
ses frères n'étaient pas dans le soleil et le soleil ne savait pas où ils
étaient.
Elle marcha jusqu'à la lune froide et morte. Elle lui donna son pain
qui est la vie. Mais ses frères n'étaient pas sur la lune et la lune ne
savait pas où ils étaient.
Elle rendit visite à l'étoile du matin qui redonne espoir au moribond.
Elle lui donna sa petite chaise pour qu'elle puisse se reposer.
L'étoile du matin la remercia beaucoup et lui demanda ce qu'elle
cherchait si loin dans le ciel.
- Je cherche mes sept frères, les sept corbeaux.
- Mon enfant, vois-tu ce petit point qui brille, tout en bas sur la terre ?
..C'est le pic de la Montagne de Verre. Tes frères habitent là. Je te
..donne ce petit os, garde-le précieusement, ne le perds surtout
..pas. Il te servira de clé pour ouvrir la porte de la montagne. Sans
..cce.petit os il te sera impossible d'y entrer.
La petite cacha l'os dans son mouchoir et le plaça au fond de sa po-
che. Elle marcha longtemps, longtemps, avant d'atteindre le pied de
la Montagne de Verre. Quand elle fut devant la porte magique elle prit
son mouchoir et le déplia pour prendre l'os-clé. Mais soit qu'il y eût
un trou dans le tissu, soit qu'elle l'eût perdu en marchant, le petit os
avait disparu !
Alors elle prit un silex tranchant et coupa la chair du plus petit doigt
de sa main. Elle retira de son doigt un petit os et le glissa dans la
serrure de la porte. La porte s'ouvrit et la fillette entra dans la Monta-
gne de Verre.
Un nain l'attendait, qui lui demanda ce qu'elle venait chercher là.
- Je cherche mes sept frères, les sept corbeaux.
- Ce sont mes maîtres, répondit le nain. Si vous voulez attendre,
..ils ne vont pas tarder à venir pour dîner.
La petite vit sept verres et sept assiettes de cristal sur une table
magnifique. Elle mangea une miette dans chaque assiette, but une
goutte dans chaque verre. Elle laissa tomber l'anneau de ses pa-
rents dans le septième verre. Puis elle se cacha derrière la porte.
Bientôt, il se fit un tourbillon dans l'air, accompagné de croasse-
ments. Les corbeaux entraient à tire d'aile pour prendre leur repas.
Le septième corbeau, qui était aussi le plus jeune des frères, faillit
s'étrangler en buvant avec l'anneau placé au fond de son verre. Il
le recracha et vit que c'était l'anneau de mariage de ses parents.
- Mes frères ! s'exclama-t-il, regardez ! Voici l'alliance de nos
..parents. Dieu aurait permis que notre soeur vienne jusqu'à nous.
..Puissions-nous retrouver notre forme humaine en la voyant.
Quand elle entendit ce voeu, la petite se montra à ses frères, et,
dès qu'ils la virent, ils reprirent leur vraie forme. Ils embrassèrent
leur soeur en pleurant et ils reprirent tous le chemin de leur maison
pour retrouver leurs parents.
Et à présent, voici le conte que vous devez retrouver et comléter...
Il arriva que le Fils du Roi donna un bal, et qu'il en pria toutes les personnes de qualité : nos deux Demoiselles en furent aussi priées, car elles faisaient grande figure dans le Pays. Les voilà bien aises et bien occupées à choisir les habits et les coiffures qui leur siéraient le mieux ; nouvelle peine pour ......, car c'était elle qui repassait le linge de ses soeurs et qui godronnait leurs manchettes. On ne parlait que de la manière dont on s'habillerait. Moi, dit l'aînée, je mettrai mon habit de velours rouge et ma garniture d'Angleterre. Moi, dit la cadette, je n'aurai que ma jupe ordinaire; mais en récompense, je mettrai mon manteau à fleurs d'or et ma barrière de diamants, qui n'est pas des plus indifférentes.
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