L'auberge de la contrée
Le vieillard était las.
Il entra dans l'auberge, en poussant la lourde porte, qui lui semblait soudain bien trop lourde, en ce crépuscule de mars.
De çi de là, quelques branches portaient fièrement leurs bourgeons à peine éclos, quelques fleurs déjà majestueuses sortaient de terre, leurs pétales s'offrant au soleil pourtant timide, baignés de rosée ou de pluie, lorsque les nuages venaient assombrir cette promesse de renouveau.
Car le printemps arrivait, à petits pas, tout doucement, essayant de se faire une place dans l'hiver froid et sanguin qui venait de prendre place au village.
Le blanc de la neige et du gel, le gris des nuages lourds, et le rouge sang, éclatant dans ce paysage.
Images horrible des dernières journées, mais surtout des dernières nuits qu'il venait de traverser hantaient l'esprit, le coeur et l'âme de Migéon.
Son coeur avait lâché quelques secondes dans sa chambre, alors qu'il venait de voir le massacre commis par Cruel. Une tête fichée dans un pieu, les yeux aggrandis par la peur, l'angoisse, la terreur.
Les yeux de Belphegore.
Il s'était doucement remis, était enfin descendu dans la taverne, où il était resté un très long moment, ne voyant plus les rares villageois bouger ni s'invectiver.
Puis, il se retrouva seul, comme dans un songe. Quelques battements de cils, pour tenter de revenir dans le réel après ce qui lui sembalit être une perte de conscience.
Et il se remmémora tout, à nouveau. Son duel avec Greyarh, juste avant que ce dernier ne meurre. Les traces de griffes sur les pavés sous sa fenêtre. Les cris incessants, hurlements de douleur qui vous vrillaient les tympan et entraient dans vos os jusqu'à la moelle.
Il n'en pouvait plus.
Il n'était ressorti de l'auberge que pour mettre à mort Cruel, alias Muphestaphas, qui ne voulait pas mourir tout seul, déjà imprégné et comme immunisé par les flammes dans lesquelles il s'était jeté avec son amoureuse. Il l'avait tué, donc, de sa dague à la lame d'argent. Puis, il était revenu dans cette auberge, assis dans le même vieu fauteuil devant la cheminée, devant l'âtre froid soufflé plus tôt par l'âme errante de la dernière victime. Il ne bougeait plus, regardait dans le vide, devant lui, la respiration rare.
Le vieillard allait il encore survivre à la nuit d'atrocité qui s'annonçait ?
Il entra dans l'auberge, en poussant la lourde porte, qui lui semblait soudain bien trop lourde, en ce crépuscule de mars.
De çi de là, quelques branches portaient fièrement leurs bourgeons à peine éclos, quelques fleurs déjà majestueuses sortaient de terre, leurs pétales s'offrant au soleil pourtant timide, baignés de rosée ou de pluie, lorsque les nuages venaient assombrir cette promesse de renouveau.
Car le printemps arrivait, à petits pas, tout doucement, essayant de se faire une place dans l'hiver froid et sanguin qui venait de prendre place au village.
Le blanc de la neige et du gel, le gris des nuages lourds, et le rouge sang, éclatant dans ce paysage.
Images horrible des dernières journées, mais surtout des dernières nuits qu'il venait de traverser hantaient l'esprit, le coeur et l'âme de Migéon.
Son coeur avait lâché quelques secondes dans sa chambre, alors qu'il venait de voir le massacre commis par Cruel. Une tête fichée dans un pieu, les yeux aggrandis par la peur, l'angoisse, la terreur.
Les yeux de Belphegore.
Il s'était doucement remis, était enfin descendu dans la taverne, où il était resté un très long moment, ne voyant plus les rares villageois bouger ni s'invectiver.
Puis, il se retrouva seul, comme dans un songe. Quelques battements de cils, pour tenter de revenir dans le réel après ce qui lui sembalit être une perte de conscience.
Et il se remmémora tout, à nouveau. Son duel avec Greyarh, juste avant que ce dernier ne meurre. Les traces de griffes sur les pavés sous sa fenêtre. Les cris incessants, hurlements de douleur qui vous vrillaient les tympan et entraient dans vos os jusqu'à la moelle.
Il n'en pouvait plus.
Il n'était ressorti de l'auberge que pour mettre à mort Cruel, alias Muphestaphas, qui ne voulait pas mourir tout seul, déjà imprégné et comme immunisé par les flammes dans lesquelles il s'était jeté avec son amoureuse. Il l'avait tué, donc, de sa dague à la lame d'argent. Puis, il était revenu dans cette auberge, assis dans le même vieu fauteuil devant la cheminée, devant l'âtre froid soufflé plus tôt par l'âme errante de la dernière victime. Il ne bougeait plus, regardait dans le vide, devant lui, la respiration rare.
Le vieillard allait il encore survivre à la nuit d'atrocité qui s'annonçait ?
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