Poème du temps qui passe

Publié le par Ludisabelle

Bien au dessus de la rivière,

Soudainement le ciel se grise,

Le feuillage chante la brise,

Et une goutte contre la pierre.

 

Au loin, un bruit de tonnerre,

Où il n’y avait que moiteur,

Vient maintenant la fraîcheur,

Et la pluie embrasse la terre.

 

La bruine devient violent orage,

Dans la rivière son eau se mèle,

Brusquement se change en grêle,

Et Dieu contemple son ouvrage.

 

Le ruisseau est à présent torrent,

Une tempête balaie le monde,

La cascade se jette furibonde,

Et le fracas est assourdissant.

 

Mais les nuages se déchirent,

Doucement la pluie s’égare,

La Nature salue son départ,

Et des rayons timides s’étirent.

Publié dans Archives diverses

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